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Seven swords

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Genre : Wu Xia Pian
Pays : Hong Kong / Chine / Corée
Année : 2005
Réalisateur : Tsui Hark
Acteurs : Charlie Young, Leon Lai, Kim So-Yeon, Donnie Yen ...


La bande annonce :

Synopsis :
A l'aube des années 1660, la Mandchourie annexe la Chine pour y installer la dynastie Ching. A la suite des multiples insurrections contre le gouvernement, ce dernier interdit l'étude et l'exercice des arts martiaux afin de maintenir l'ordre et la discipline dans le pays. Fire-wind, chef militaire de la dynastie antérieure, se dit qu'en aidant le gouvernement à faire appliquer la nouvelle loi il parviendra à s'enrichir rapidement. Il a projeté de s'attaquer à la dernière ville frontière, petite bourgade du nom de Martial Village, dont les habitants sont réputés rebelles et courageux. Fu Qingzhu tente de mettre un terme à cette boucherie et décide de sauver Martial Village. Il convainc deux habitants de l'accompagner jusqu'au Mont Heaven pour solliciter l'appui de Maître Shadow-Glow. Ce dernier leur vient en aide et ordonne à quatre de ses meilleurs disciples de partir.

Commentaires :
Tout comme Hero et Le Secret des poignards volants, sortis peu de temps avant, Seven swords est un wu-xia-pian, "film de combats valeureux". Tsui Hark n'en est pas à sa première expérience avec le wu-xia-pian. Le réalisateur Hongkongais avait en effet contribuer à donner un nouveau souffle au genre dans les années 80 avec Zu, les guerriers de la montagne magique, mais surtout avec The Blade en 1995." L'univers du Wu-xia dans Seven swords est différent de mes autres films, explique Tsui Hark, il est réaliste, humain et historique. Le style des scènes de combat s'inspire de la réalité et j'ai voulu insister sur les limites physiques de l'homme, même si j'ai ajouté des éléments fantastiques au contexte de l'histoire et chez les personnages. "

Bichunmoo

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Genre : Wu Xia Pian, Chambara
Pays : Corée
Année : 2000
Réalisateur : Kim Yeong-Jun
Acteurs : Kim Hee-Seon, Shin Hyeon-Jun, Jeong Jin-Yeong




Synopsys :

Durant la fin de la période de la dynastie Yuan, dans une Chine en proie à la guerre et à l'occupation étrangère, Jinhu (Shin Hyun-june) est un expert en sabre héritier d'une technique meurtrière. Amoureux depuis son enfance de Sullie (Kim Hee-sun), fille adoptive d'un commandant mongol, il verra son couple sacrifié sur l'autel de la politique. Trahi, piègé et enfin tenu pour mort, Jinhu n'aura de cesse de se venger...

Commentaires :
Bichunmoo s’inscrit pleinement dans la tradition la plus classique du Wu Xia Pian et la particularité de ce film tient en premier lieu dans sa nationalité. En effet, il ne s’agit pas là de la dernière chevalerie made in HK mais d’une production qui nous vient tout droit de Corée, un pays qui participe activement (avec la Thaïlande également) à un certain renouveau du paysage cinématographique asiatique.
Bichunmoo (qui se traduit en anglais par Flying Dancers) est en fait l’adaptation cinéma d’une BD locale populaire à succès. Ce sont d’ailleurs les fans de cette BD qui firent le plus de critiques envers Bichunmoo, lui reprochant surtout d’avoir (mal) condensé en moins de deux heures une intrigue publié, à l’origine, en 6 volumes.
Malgré ces défauts, Bichunmoo n’en reste pas moins un divertissement de bonne facture, en particulier pour les amateurs du genre, en raison de la qualité de réalisation des nombreux combats et de quelques scènes en particulier (celles avec les ninjas valent esthétiquement le détour). Et puis il faut également lui reconnaître une bonne tenue côté technique, avec également des décors et des costumes assez soignés qui font de cette production un spectacle agréable

Le genre Yurei Eiga

La religion shintô, embrassée avec le bouddhisme par plus de 80 % des Japonais, est basé sur la croyance en une infinité d’esprits (kami) et de dieux : il en existerait plus de huit millions ! Et seraient présents dans chaque élément de la vie (humains, animaux, minéraux, végétaux, phénomène climatique...). Pour s’attirer leurs bonnes grâces, les apaiser ou les chasser s’ils sont mauvais, des prêtres shintô exécutent de nombreux rites. Dans certains villages, les habitants pensent que les maladies ne sont que la conséquence d’une possession par des esprits néfastes ou par d’animaux magiques. Des prêtres se livrent alors à des exorcismes (oharai). Il est plus fréquent qu’ils se livrent à des rites de purification d’un lieu lors de l’inauguration d’une boutique ou de la construction d’une maison.

Les yurei eiga se nourrissent également de tout le patrimoine que représente le théâtre Kabuki (et sa forme plus ancienne, le No). Medium_yurei_2De cette tradition scénique, la représentation du fantôme conserve ainsi un aspect théâtral marqué.l'esthétique classique du fantôme japonais (s'étendant assez largement à la représentation chinoise ou coréenne):
souvent une femme, parfois défigurée et livide, portant de longs cheveux noirs, vêtue d'une robe blanche (couleur du deuil au Japon), avançant les paumes en dedans et les bras repliés (le dessus des mains représentant le Yin, énergie négative), surgissant des puits ou des forêts dans le but de se venger des êtres responsables de sa mort ou de terroriser des personnes au comportement immoral.

 Baignant dans le culte des esprits depuis quinze siècles, le Japon d’aujourd’hui possède un climat propice à accueillir le renouveau du film de fantômes (yurei eiga).Aujourd'hui, s'il y a un endroit sur la planète où les esprits fourmillent en terme de cinéma fantastique, c'est au Japon. On citera bien sur Ring, mais aussi Dark Water, The grudge,et Red Eye (film coréen).

Le cinéma coréen

La Corée est un pays extrême-oriental, une péninsule prise en sandwich entre la Chine et le Japon, séparée de l’un et de l’autre par, respectivement, la mer Jaune et la mer du Japon, et surplombée par la Mongolie, un "lapin qui regarde à l’ouest" (c’est ce qu’évoquent ses contours géographiques).

Les Coréens (à Séoul en tout cas) découvrent le cinéma à la fin du 19e siècle. La date officielle de la naissance du cinéma coréen est le 27 octobre 1919 : "Juste vengeance" (10’), ciné-drame (qui mêle théâtre et cinéma).Ce film, ainsi que d’autres, fait appel à la conscience nationale - la nation étant représentée par une jeune fille violentée - dans un pays colonisé. L’oppression va se durcir à l’entrée en guerre du Japon et les cinéastes doivent réaliser des films pro-japonais.
À la fin de la guerre mondiale, l’enthousiasme de la libération va se répandre dans le cinéma, puis s’estompe pour laisser place à la réflexion. La guerre de Corée interrompt la production cinématographique, qui ne reprendra qu’en 1953, au sud d’un côté (celui auquel nous avons accès), au nord de l’autre (dont nous ignorons à peu près tout).
En 1969, c’est le coup d’état de Pak Chonghui, la politique oppressive, censure, destruction de l’industrie cinématographique et, en 1972, la Constitution de Yusin entre en vigueur, donnant le pouvoir absolu au président de la « république ». Pour le cinéma : système d’autorisation pour la fondation d’une société de production ; la production indépendante ou individuelle est interdite - les producteurs indépendants comme ceux des USA ou du Japon sont soumis à des sanctions judiciaires et la distribution de ces films devient illégale -, obligation aux sociétés de production autorisées de produire au minimum quatre films par an avec contrôle des sujets (censure).
En 1986-1987, la Corée du Sud connaît d'important bouleversements politiques avec l'ouverture à la démocratie, une démocratie ultra-libérale. La loi sur la production est révisée, le système des ‘screen-quotas' est instauré (146 jours de films coréens par an projetés en salles). Ce système va connaître des modifications (suppression, réhabilitation, variation du nombre de jours) et reste précaire en raison de la pression états-unienne qui pèse de tout son poids (qui n'est pas plume). La situation économique actuelle du cinéma coréen ressemble à celle qu'a connue Hong Kong il y a quinze ans.

Artistiquement cependant, contrairement au cinéma de Hong Kong, fondé sur la tradition des arts martiaux, le cinéma coréen ne s'est pas constitué à partir de genres qui se distingueraient du reste du cinéma mondial.
Sa principale originalité est le mélodrame confucéen, bien différent de ce qu'on connaît du mélodrame par ailleurs.A travers l'exposé des contradictions d'un sujet (souvent fidélité ou infidélité conjugale), nées d'un conflit avec les pressions morales imposées par la vie en société, le mélodrame instruit le dossier, défend certaines valeurs, propose quelques amendements au gré de l'évolution des moeurs, tout en prônant la noblesse et la pureté de sentiments, quitte à dénier toute réalité au désir sexuel.
Le mélodrame historique a, quant à lui, pour tâche d'exprimer une émotion, le "Han", élevée au rang de conscience nationale et où se mêlent amertume et rancoeur au terme de sacrifices non récompensés. Un état d'esprit qui résume l'histoire du pays, des invasions japonaises à la partition actuelle.
Une autre ligne, plus récente, du cinéma coréen a opté pour un tableau inversé où l'activité sexuelle est l'argument majeur des films. L'activité des corps devient un édifice cru, filmé sans fiorirtures, qui sous-tend les enjeux complexes du désir humain, intime et social.
À l’instar du Japon (voir le film "Battle Royale" par exemple), le système éducatif coréen laisse songeur, du moins à travers ce que nous en montrent les films qui nous parviennent.

Red Eye

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Genre : Horreur
Pays : Corée
Année : 2005
Réalisateur : Kim Dong-Bin
Acteurs : Jang Sin-Young, Song Il-Guk, Lee Dong-Gyu



Synopsis :
En 1988, un train allant de Seoul à Yeosu a été impliqué dans un accident mystérieux qui a coûté la vie de 100 personnes. La cause de l'accident n'a jamais été découverte. 16 ans après, le train fait son dernier voyage. Peu de temps après le début du trajet, les passagers commencent à remarquer des choses étranges. Les fantômes des victimes de l'accident de 1988 font peu à peu ressentir leur présence...


Commentaires :
Sur la base d’un concept narratif intéressant - l’éclatement / superposition spatio-temporel de deux évènements - Red Eye complique inutilement une histoire de fantômes vengeurs qui aurait gagnée à être plus simplement explicite.
Tout d'abord, le postulat de départ est bien original ; ça se passe dans un train qui est finalement la version fantôme d'un train victime d'une accident 15 ans plus tôt. Mais cela dit, tout les films fantastique de ce type ont un sujet initial original, donc on ne peut pas dire que c'est cela qui fait totalement marcher le film.
Par ailleurs, le film est sympa pour son approche des différents types de fantômes présents ; ceux qui savent qu'ils sont morts et sont plutôt énervés contre les vivants, et ceux qui ne savent pas qu'ils sont morts et voyagent dans le train comme les vivants ; de ce coté, ce qui est plutôt agréable à voir, c'est que les vivants et les fantômes se mélangent complètement sans que l'on sache qui est un fantôme, et cela réserve quelques surprise (modérées) sur la fin.

Phone

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Genre : Horreur
Pays : Corée
Année : 2002
Réalisateur : AHN Byeong-Gi
Acteurs : HA Ji-Won, KIM Yoo-Mi, CHOI Wu-Je




Synopsis :

Ji-Won, une journaliste coréenne, vient de publier un article sur un réseau de pédophiles qui fait beaucoup de bruit et, excédée par les menaces qui lui sont faites sur son téléphone cellulaire, décide de changer de numéro et de se terrer dans une maison que lui prêtent un couple d'amis. Les appels ne cessent pas pour autant et elle découvre avec effarement que tous ceux ayant précédemment utilisé son nouveau numéro de téléphone sont morts dans des circonstances plus que suspectes. Chaque fois qu'elle entend la sonnerie de son mobile, rien de bien réjouissant ne se profile à l'horizon...

Commentaires :
C'est aussi bon que Dark Water, au niveau du jeu des acteurs, surtout la petite fille qui est incroyable ! Et également au niveau des sentiments... et l'intrigue, qui est excellente... la musique classique de Bethowen, Sonate au clair de Lune, est superbe et rend l'histoire encore plus belle, meme si elle reste quand meme triste, car ce film est plus qu'un simple film d'horreur, c'est un drame, comme Dark Water. En piochant dans les peurs naturelles et en reprenant les excellentes idées d’autres films bien connus de tous, Ahn Byeong-Gi signe ici un chef d’œuvre du cinéma d’horreur asiatique. Phone réussit son pari : effrayer tout en scotchant devant l’écran. Le concept du portable est utilisé à bon escient est au lieu favoriser la communication,isole les personne pour mieux les detruire par la suite. Avec "2 Soeur", "Phone" est un film plastiquement fabuleux et terrifiant qui restera longtemps dans les mémoire ne serait-ce que pour la petite Eun Seo-woo

2 soeurs

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Genre : Horreur, Drame
Pays : Corée
Année : 2003
Réalisateur : Kim Jee-woon
Acteurs : Im Soo-Jung, Moon Geun-Young, Yeom Jung-Ah, Kim Kab-su


La bande annonce :


Synopsis :

2 soeurs, Su-Mi et Su-Yeon rentrent chez elles. Leur belle-mère les accueille mais Su-Mi l'évite volontairement et Su-Yeon semble en avoir peur. Un jour, le frère de la marâtre et sa femme leur rende visite. Pendant le dîner elle aperçoit un fantôme et des choses étranges commencent. Le fantôme d'une petite fille hante la maison. Les oiseaux meurent. Persuadé que leur mort est dû aux agissements de Su-Yeon, la belle mère l'enferme dans un placard. Le conflit entre la belle-mère et les deux jeunes soeurs ne fait que commencer...

Commentaires :
"2 soeursé appartient à cette nouvelle vague de films asiatiques hybrides, qui ne peuvent être associés au genre fantastique ou au film d'horreur.Dans Deux soeurs, Kim Jee-Woon traite du dysfonctionnement familial. Le réalisateur note une ceraine ironie dans la vision de la famille; la maison familiale, qui devrait normalement être rassurante, est ici un lieu effrayant et menaçant. Ce lieu clos symbolise la condition mentale de son héroïne Su-Mi.
Assez vite, le surnaturel prend une place dans le manoir familial, apportant encore plus de doutes sur les liens qui unissent tous les personnages. Les relations se désagrègent et les réactions de chacun, surtout du père, semblent complètement déphasées de la réalité. Eun-joon joue à merveille son rôle de belle-mère cruelle qui ne supporte plus le poids de l’éducation des deux jeunes filles, tandis que celles-ci s’enfoncent encore plus dans leur mutisme, préférant les non-dits aux explications claires.
Jeux de lumière sublime, décor magnifique, une photographie et un rendu réellement propre, interprétation parfaite, prestation de l'actrice LIM Soo Jung et YEOM Jeong-Ah (la sixième victime) très convaincante, on ne peut que se satisfaire visuellement du film, tout à fait à l'image de la réalisation très précise de la nouvelle vague des films Coréens.

Sympathy for Mr Vengeance

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Genre : Drame
Pays : Corée
Année : 2002
Réalisateur : Park Chan-Wook
Acteurs : Song Kang-Ho, Bae Doo-na, Shin Ha-Gyun

La bande annonce :


Synopsis:

Ryu est un ouvrier sourd et muet, dont la soeur est en attente d'une opération chirurgicale. Son patron, Dongjin, est divorcé et père d'une petite fille. Young-Mi, la fiancée de Ryu, est une activiste gauchiste. Lorsque Ryu perd son emploi et voit diminuer les chances d'opération de sa soeur, elle lui propose de kidnapper la fille de Dongjin. La rançon obtenue servirait à pouvoir soigner la soeur de Ryu. Mais le plan parfait tourne à la catastrophe...

Commentaires :
Le réalisateur Chan-Wook Park a essayé de coller au plus près de la réalité: "Pour Sympathy for Mr. Vengeance, je me suis efforcé de faire réagir les personnages comme le ferait n'importe qui dans la vraie vie. Ils ont peur, ils sont maladroits, ils ne réfléchissent pas toujours". Il ajoute: "Cette forme de réalisme naît de la perception des personnages qui considèrent le monde comme un désert stérile et la vie comme une malédiction contre laquelle on doit se battre tous les jours."
Ce film traite de différents problèmes qu'une société à la dérive peut faire subir : trafic d'organes, licenciements, suicides… Tous les événements pourraient en faire une critique sociale mais les individus prennent le pas, leurs pulsions sont la principale cible de la caméra. Park Chan Wook leur retire tout au long du film ce qu'ils ont de plus précieux et observe leurs comportements. Malgré leurs différences de classes sociales, la réaction est la même, ils perdent tout contrôle et libèrent la bête la plus affreuse en eux : la vengeance. Il n'y a plus trace de morale, la jungle a prit le dessus. Les scènes choquantes oû l'esthétisme repose sur la destruction de la chair sont justifiables à tout point de vue, il faut crée un monde à la mesure de la souffrance des personnages. C’est un film qui tient à mettre à jour un engrenage de vengeances, en insistant à la fois sur la notion de justice et d’inutilité, et à nous pousser à considérer l’acte inéxorable de vengeance lui-même plus que tout ce qui peut l’entraîner.
Mais au-delà de ces considérations humanistes, Park Chan-Wook émet aussi un jugement terrifiant sur l’état de son pays, miné par des inégalités qui entraîneront toujours de tels actes, si difficiles à juger.

Old Boy

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Genre : Thriller
Pays : Corée
Année : 2003
Réalisateur : PARK Chan-Wook
Acteurs : CHOI Min-Sik, YOO Ji-Tae, KANG Hye-Jeong, SHIN Beom-Sik


La bande annonce :

Synopsis :
A la fin des années 80, Oh Dae-Soo, père de famille sans histoire, est enlevé un jour devant chez lui. Séquéstré pendant plusieurs années dans une cellule privée, son seul lien avec l'extérieur est une télévision. Par le biais de cette télévision, il apprend le meutre de sa femme, meurtre dont il est le principal suspect. Au désespoir d'être séquestré sans raison apparente succède alors chez le héros une rage intérieure vengeresse qui lui permet de survivre. Il est relâché 15 ans plus tard, toujours sans explication. Oh Dae-Soo est alors contacté par celui qui semble être le responsable de ses malheurs, qui lui propose de découvrir qui l'a enlevé et pourquoi. Le cauchemar continue pour le héros.

Commentaires :
Old Boy est plus sombre, plus psychologique et plus rapide que le précédent. En effet tout s'enchaine assez rapidement et la descente aux enfers se fait en chute libre jusqu'au bout ; le scénario nous embarque sans tarder dans son labyrinthe sans jamais nous lâcher en nous faisant découvrir les différentes étapes de ce drame, avec le désespoir se transformant en volonté de vengeance. Park Chan Wook filme la violence pure et la vengeance profonde de la même manière qu'il l'a fait dans "Sympathy for Mr vengeance", une violence que l'on excuse à la finale car elle s'explique et n'est pas gratuite. Que ferions nous après 15 années de séquestration ? De ce point de vue, finalement la violence de Oh Dae-Soo est compréhensible.
A propos de la violence dans le cinéma coréen : "(...) en Corée, où la possession d'arme à feu est totalement interdite, il est quasiment impensable d'imaginer un meurtre commis avec un pistolet. A mon avis, c'est pour ça que les personnages dans les films coréens sont toujours face-à-face et utilisent des couteaux ou leurs poings quand ils se battent.

Sympathy for Lady Vengeance

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Genre : Drame
Pays : Corée
Année : 2005
Réalisateur : Park Chan-Wook
Acteurs : Lee Young-Ae, Choi Min-Sik, Kim Si-Hu, Kim Bu-Seon

La bande annonce :


Synopsis :

Geum-ja, une belle jeune fille, devient un personnage public lorsqu'elle est accusée de l'enlèvement et du meurtre d'un garçon de 5 ans. Ce crime atroce obsède les médias. Geum-ja passe aux aveux et est condamnée à une longue peine de prison. Elle va consacrer ses 13 ans d'enfermement à la préparation méticuleuse de sa vengeance contre son ancien professeur Mr. Baek...

Commentaires :
Park Chan-wook, diplômé de philosophie, pense la violence comme processus rédempteur et offre une vraie analyse et méthode de leur rapport. Théorie sur la juste vengeance dans Sympathy for Mr. Vengeance (qui a le droit à la vengeance ?), sur la vengeance conditionnée dans Old boy (le mal doit-il engendrer la vengeance ?) dans Lady vengeance, il offre une vision pessimiste sur la rédemption, inaccessible pour son personnage : Lady Vengeance "comprend son erreur (...) elle réalise que la violence n'a aucune vertu rédemptrice". Et d'un coup Park revient à la source du mal, la pulsion de violence : est-elle vraiment créée par le désir de vengeance ? N'est-ce peut-être pas l'inverse ?

Donc nous retrouvons un Park Chan-Wook dans un terrain connu même si pour une fois la vengeance est orchestrée par une femme à la différence de ses précédents métrages. De la même manière aussi, nous retrouvons la même maîtrise, que ce soit pour la réalisation, que pour la photo et pour la narration. Par Chan-Wook sait mener son sujet et intéresser ses auditeurs, le film est beau et prenant, la musique envoûtante, bref aucun accrocs de ce coté là.

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