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Le genre Chambara

Le ken-geki, film de sabre japonais et genre très populaire au Japon, a connu divers hauts et bas au cours de son histoire. Rebaptisé chambara, (contraction des onomatopées chan-chan bara-bara, bruit supposé d'un sabre tranchant la chair), le genre regroupe une grande variété de films.

Le genre obéit à des codes très précis dans l'intrigue, les personnages et la forme :
  *Le héros est un combattant solitaire qui doit suivre le Bushido (Voie du Guerrier), un code d'honneur dont l'irrespect entrainait le seppuku. Il peut être un samuraï ou un ronin, c'est à dire un paria. Caste des nobles au Japon durant de nombreux siècles, les samurais sont des guerriers maniant le katana avec agilité et adresse. Leurs techniques d'escrime ont alimenté de nombreux fantasmes et nourri l'imaginaire collectif sous de nombreux aspects : le samurai fidèle à son maître, respectant à la lettre le code du bushido, le ronin sans attaches, craint et conspué mais noble d'âme et même parfois moines bouddhistes se battant à mains nues ou avec diverses armes non-nobles (bâton, kama, etc.).
  *Le Chambara met en scène des combats à la rythmique particulière, jouant sur la pose et la pause, les contre-temps et la vitesse d'exécution des coups de sabre.
  *Motif indispensable, le genre se doit de regorger de sang jusqu'au débordement.

Comme c'est souvent le cas pour le cinéma japonais dans son ensemble, le Chambara descend directement d'une tradition théâtrale. Le genre devient très populaires dans les années 1920 jusqu'à la 2ème Guerre Mondiale. La pause historique devient une parenthèse cinématographique, les temps et les esprits sont moroses. Dès la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les Américains contrôlent le Japon et interdisent la production de Chambara, genre jugé apte à ressusciter le nationalisme fanatique du pays.Après la pause due à la guerre, le Chambara renait en 1954 grace au film de Kurosawa Les Sept Samourais. Il mélange le film d'époque et le film de sabre ce qui rend le film plus accessible notamment pour le public occidental. Le Chambara influence les réalisateurs occidentaux. Cela se traduit par des reprises comme Les Sept Mercenaires de John Sturges reprenant Les Sept Samourais. Sergio Leone avec Pour une poignée de dollars (1965) et George Lucas dans La Guerre des étoiles doivent également au combat de sabre japonais. Plus récemment, le genre a connu des succès importants avec Zatoichi (2003) de Takeshi Kitano et avec Kill Bill de Tarentino.

Zatoichi

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Genre : Action - Aventure - Chambara
Pays : Japon
Année : 2003
Réalisateur : Takeshi Kitano
Acteurs : Takeshi Kitano, Tadanobu Asano, Michiyo Ogusu, Yui Natsukawa

La bande annonce

Synopsis :
Au Japon, au XIXe siècle, Zatoichi est un voyageur aveugle gagnant sa vie comme joueur professionnel et masseur. Mais derrière son humble apparence, il est un redoutable combattant, rapide comme l'éclair et dont les coups s'avèrent d'une stupéfiante précision. Alors qu'il traverse la montagne, il découvre une petite ville entièrement sous la coupe d'un gang. Son chef, Ginzo, se débarasse de tous ceux qui osent se dresser sur son chemin, d'autant plus efficacement qu'il a engagé un redoutable samouraï ronin, Hattori. Dans un tripot, Zatoichi rencontre deux geishas, aussi dangereuses que belles. Okinu et sa soeur Osei vont de ville en ville à la recherche du meurtrier de leurs parents. Elles possèdent pour seul indice un nom mystérieux : Kuchinawa. Dès que les hommes de main de Ginzo croisent Zatoichi, l'affrontement est inévitable et sa légendaire canne-épée rentre en action.

Commentaires :
Le personnage de Zatoichi a déjà été porté à l'écran en 1964 avec La Légende de Zato Ichi. Shintaro Katsu y incarnait le sabreur aveugle et s'imisçait dans l'histoire d'un chargement d'or disparu. Le scénario de Takeshi Kitano n'est pas basé sur l'une des aventures de Zatoichi interprétées par Shintaro Katsu. Il ne voyait pas l'intérêt de copier sa version du héros et s'est donc attelé à créer une nouvelle version de cette figure héroïque, aussi différente physiquement et psychologiquement que possible de l'original.
L'habillage sonore du film se révèle des plus inventifs. Ainsi, l'usage de la musique électronique, qui entoure les combats, surprend chez Kitano. La plupart des scènes imposent leur rythme singulier (des tintements jusqu'aux percussions, pour finir sur un logique numéro de claquettes, figuration de la rencontre entre l'Orient et l'Occident comme dans Aniki, mon Frère). Cette bande son originale confère à la plupart des séquences leur lyrisme ou leur fantaisie.

Azumi

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Genre : Néo-Chambara, Action
Pays : Japon
Année : 2003
Réalisateur : Ryuhei Kitamura
Acteurs : Aya Ueto, Yoshio Harada, Naoto Takenaka, Joe Odagiri



Synopsis :
Azumi, jeune fille orpheline, est recueillie par un maître en arts martiaux. Loin de toute civilisation, elle va apprendre avec neuf autres jeunes garçons les meilleures techniques de combat au sabre. Après plusieurs années d'entraînement, les dix compagnons, devenus de puissants guerriers assassins, doivent partir accomplir leur première mission : tuer un puissant chef de clan...

Commentaires :
Comme dans tout film de chambara, on y retrouve la linéarité, les méchants divers, variés et très typés ainsi qu'un goût prononcé pour le gore, mais l'idée de vengeance est moins présente. Azumi agit comme une tueuse en mission, ce qui la rend moins charismatique que son alter ego masculin, le loup solitaire. On s'attache plus difficilement à elle, ses motivations étant moins claires si ce n'est une obéissance aveugle à son maître/père. Peut-être un peu à cause de cela, elle n'est en d'ailleurs pas une véritable héroïne solitaire puisqu'elle est accompagnée de son maître et de quatre autres compagnons d'arme

Le genre Yurei Eiga

La religion shintô, embrassée avec le bouddhisme par plus de 80 % des Japonais, est basé sur la croyance en une infinité d’esprits (kami) et de dieux : il en existerait plus de huit millions ! Et seraient présents dans chaque élément de la vie (humains, animaux, minéraux, végétaux, phénomène climatique...). Pour s’attirer leurs bonnes grâces, les apaiser ou les chasser s’ils sont mauvais, des prêtres shintô exécutent de nombreux rites. Dans certains villages, les habitants pensent que les maladies ne sont que la conséquence d’une possession par des esprits néfastes ou par d’animaux magiques. Des prêtres se livrent alors à des exorcismes (oharai). Il est plus fréquent qu’ils se livrent à des rites de purification d’un lieu lors de l’inauguration d’une boutique ou de la construction d’une maison.

Les yurei eiga se nourrissent également de tout le patrimoine que représente le théâtre Kabuki (et sa forme plus ancienne, le No). Medium_yurei_2De cette tradition scénique, la représentation du fantôme conserve ainsi un aspect théâtral marqué.l'esthétique classique du fantôme japonais (s'étendant assez largement à la représentation chinoise ou coréenne):
souvent une femme, parfois défigurée et livide, portant de longs cheveux noirs, vêtue d'une robe blanche (couleur du deuil au Japon), avançant les paumes en dedans et les bras repliés (le dessus des mains représentant le Yin, énergie négative), surgissant des puits ou des forêts dans le but de se venger des êtres responsables de sa mort ou de terroriser des personnes au comportement immoral.

 Baignant dans le culte des esprits depuis quinze siècles, le Japon d’aujourd’hui possède un climat propice à accueillir le renouveau du film de fantômes (yurei eiga).Aujourd'hui, s'il y a un endroit sur la planète où les esprits fourmillent en terme de cinéma fantastique, c'est au Japon. On citera bien sur Ring, mais aussi Dark Water, The grudge,et Red Eye (film coréen).

Ring

69197961_af_1 Genre : Horreur
Pays : Japon
Année : 1998
Réalisateur : Nakata Hideo
Acteurs : Matsushima Nanako, Nakatani Miki, Sanada Hiroyuki, Numata Yo La

La bande annonce :


Synopsis :

Un soir, seules à la maison, deux lycéennes se font peur en se racontant une mauvaise blague. Une étrange rumeur circule à propos d'une cassette vidéo qui, une fois visionnée, déclenche une terrible malédiction : une mort annoncée sept jours plus tard. Après le décès de sa cousine Tomoko Oishi, Reiko Asakawa, une jeune journaliste, enquête, mais très vite le maléfice la rattrape.

Commentaires :
S’inspirant également fortement des légendes et histoires de fantômes Japonais (tel Kwaïdan de Masaki Kobayashi – 1964) le film est bien encré dans la culture et les peurs du pays. Aussi, le spectateur occidental qui n’a pas forcément les mêmes angoisses culturelles (volcans et eau omniprésente,…) sera peut-être impliqué un peu moins directement que le spectateur Nippon. Cependant, rassurez-vous la peur (universelle celle-là) est entretenue tout au long du métrage. Pas d’effets chocs ni de gore mais une histoire savamment développée. Un récit angoissant à souhait qui contient malgré tout son lot d’évènements horribles, tel le tragique destin et les souffrances de Sadako. Notons que la réussite des effets de suggestion doit beaucoup à la partition stressante du compositeur Kenji Kawaï (dont les bruits stridents seront justifiés à la fin…écoutez bien !!).

Inspiré d’un roman de Koji Suzuki, le film fût un tel succès qu’il engendra 2 suites au cinéma (Ring 2 et Ring 0) ainsi que de nombreuses déclinaisons et séquelles, nommées ringu-like, telles Dark Water, La mort en ligne, Ju On: The Grudge, The Phone ...

Dark water

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Genre : Horreur
Pays : Japon
Année : 2001
Réalisateur : NAKATA Hideo
Acteurs : KUROKI Hitomi, KANNO Rio, OGI Shigemitsu, TOKUI Yu

La bande annonce :


Synopsis :

Yoshimi Matsubara vient de divorcer. Elle élève seule, dans des conditions difficiles, Ikuko, sa fille âgée de six ans. Pour améliorer leur quotidien, elle décide d'emménager dans un appartement plus grand. Mais une fois sur place, les lieux se révèlent insalubres. Des bruits étranges retentissent à l'étage supérieur. Puis, du plafond, commence à tomber de l'eau, qui, lentement, envahit le domicile. Chaque goutte devient alors une bombe destinée à faire voler en éclats la vie fragile de Yoshimi. Celle-ci ne trouve pas de travail. Son mari souhaite récupérer la garde de l'enfant. Le concierge n'entreprend pas de réparations dans l'immeuble... Peu à peu, l'horreur s'installe. Et à mesure que l'existence de Yoshimi se dégrade, ses pires cauchemars prennent forme.

Commentaires :
Elément central de Dark water, l'eau est un thème récurrent des films de Hideo Nakata, déjà présent dans Ring à travers le puits où se cache un lourd secret et Ring 2, les deux oeuvres du réalisateur les plus connues en Occident. Dark water partage par ailleurs son héroïne féminine malmenée et ses fantômes avec Ring.
Au contraire de "Ring" qui jouait sur la dialectique technologie / spiritualité, si prégnante au Japon, "Dark water" fascine par son épure et sa transformation d’une banale angoisse moderne (une femme seule doit élever sa fille dans un univers désincarné et froid) en parabole tragique. La terreur de l’enfant abandonné à la sortie de l’école constitue un thème finalement très peu utilisé par le cinéma d’horreur au contraire d’autres peurs enfantines (comme la peur de l’obscurité). Une fillette qui attend, en vain, ses parents devient le réceptacle de toutes les angoisses du monde.

Ju On - The Grudge

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Genre : Horreur
Pays : Japon
Année : 2003
Réalisateur : Takashi Shimizu
Acteurs : Megumi Okina, Ito Misaki, Misa Uehara, Ichikawa Yui



Synopsis :
Rika, une assistante sociale, se rend dans une maison, sur laquelle pèse une malédiction, pour s'occuper de Sashie, une vieille dame alitée. Elle y découvre un petit garçon enfermé dans un placard, avant d'être agressée par un esprit malfaisant. Quelques jours auparavant, Hitomi, le fils de Sashie, s'était également fait attaquer par le spectre après avoir été témoin de l'apparition du même petit garçon. Lorsque la soeur d'Hitomi débarque à son tour, elle découvre une Rika en état de choc. Intervient alors Toyama, un policer chargé d'enquêter quelques années plus tôt sur la tragédie qui a secoué cette demeure maudite : un homme y avait tué sa femme, et leur jeune fils n'a jamais été retrouvé...

Commentaires :
Reprise des tensions connues du film incontournable d'horreur japonais, The Ring de Hideo Nakata, Ju-On The Grudge y ressemble sans jamais l'égaler.Gros succès au Japon, The Grudge respecte en effet les traditions des films d'épouvantes avec le personnage récurent que l'on attend à chaque ouverture de porte, ici un jeune garçon, le son très grinçant qui emplifie la surprise et bien entendu, les victimes ...Un des points forts du film, si tenté que l'on puisse parler de point fort, est tout de même notons le, l'ambiance sonore qui dans The Grudge est assez bien réalisée. Bien que le fameux son qui entoure le fantôme soit toujours le même, il n'en demeure pas moins créatif.
Au final, Ju On - The Grudge est un Ringu-Like somme tout assez moyen qui ne parvient que trop rarement à nous faire frissonner.

La Mort en ligne

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Genre : Horreur
Pays : Japon
Année : 2003
Réalisateur : MIIKE Takashi
Acteurs : FUKIICHI Kazue, SHIBASAKI Kou, TSUTSUMI Shinichi


La bande annonce :

Synopsis :
Un soir, Yumi est témoin d'un étrange incident. Son amie Yoko reçoit un message identifié comme émanant de son propre téléphone, mais daté de trois jours plus tard. Si la mélodie qui annonce l'appel lui est inconnue, Yoko reconnaît en revanche sa propre voix sur l'enregistrement : un cri d'effroi qui lui glace le sang. Elle raccroche et tente de ne plus y penser. Mais trois jours plus tard, Yoko meurt à l'heure et dans les conditions exactes du message prémonitoire. Au lycée, un événement similaire se produit quelques jours seulement après la mort de Yoko. Un élève disparaît dans des circonstances inexplicables. A chaque nouvel appel, la sonnerie et le message spécifiques annoncent une mort certaine à leur destinataire, avec la date et l'heure exactes. Yumi décide d'enquêter. D'autant que sa meilleure amie Natsumi a elle-même reçu un appel fantôme...

Commentaires :
Comme bien d'autres films d'horreur japonais (Dark water , Ring ou encore The Grudge...), La Mort en ligne fait l'objet d'une suite signée Renpei Tsukamoto. Après la vidéo et l’Internet maudits, voici venir le portable hanté pour compléter le tableau de famille du fantôme japonais high-tech.Certes, c'est bien de Ring-like qu'il s'agit, mais si le scenario et le cheminement sont classiques (par rapport au genre) -quoique le concept utilisé soit sympathique-, ça reste sacrément efficace.

Le cinema japonais

Le cinéma japonais connait les même débuts que tous les autres, notamment sur le plan technique.“Ginzagai” (1899) – Le Boulevard de Ginza – fut considéré comme le premier vrai film japonais. Sans scénario précis, ce film est un documentaire filmant le quartier de Ginza.
Dans les années qui suivirent, le cinéma japonais , marriant techniques modernes et arts traditionnels, enfanta son style propre, grandement influencé par le théatre Kabuki et ceci persista jusqu’en 1918.
En 1918, le cinéma japonais se libère progressivement de l’emprise du Kabuki; les oyama (acteurs specialisés jouant le rôle des femmes dans le Kabuki) sont remplacés par de vraies actrices.
C’est en 1931 qu’est projeté le premier film parlant japonais: Madamu to Nyobo de Gosho Heinosuke. Bien que le muet compte encore ses partisans, le parlant, en l’espace de 5 ans, se verra majoritaire dans les salles de projection.
En 1937, le militarisme japonais exerce un contrôle drastique sur la production cinématographique qui pousse à la propagande et aux oeuvres à la gloire de l’Empire. Quelques indépendants resteront néanmoins fidèles à leur style. Parmi les films produits pendant la guerre, beaucoup focalisaient sur la bravoure des soldats pendant la guerre en Chine, mais également l’esprit d’équipe et le sens de l’honneur.
Apres la guerre, le cinéma japonais se déchaine contre l’impérialisme, thème qui restera constant jusqu’en 1950, avec le soutien financier des américains.La rancoeur des japonais à l’encontre de l’impérialisme fut très vite rattrapée et remplacée par le traumatisme provoqué par les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki mais également par la présence des troupes américaines sur le territoire japonais. (Les enfants d’Hiroshima, Buta to Gunkan…) C’est également dans ce meme contexte que fut exploité le style dit intimiste et familial, le shomin geki dont le fil directeur est “le sens de la résignation, de l’inutilité de la revolte, du temps qui passe sans espoir de retour ou d’une vie meilleure”.
La science fiction fait également ses premiers pas, avec pour thèmes fétiches les conséquences destructrices de l’usage du nucléaire. On ne peut manquer de citer l’incontournable Godzilla (1954) et ses suites interminables.
A la fin des années 50, les japonais croyaient être une nation pauvre, ce qui explique la grande quantité de films traitant de la pauvreté, mais également des premières victimes de cette pauvreté: la jeunesse qui, grandissant dans un environnement moderne aux influences occidentales se bousculent et se mélangent aux moeurs, créant des fractures béantes entre les générations. Il en resulte une jeunesse intimement déboussolée et qui fera le thème de nombreux long-métrages (appelés seishun eiga).
Dans les années 60, les japonais prennent conscience de leur développement économique à l’échelle internationale. Le cinéma s’attaque alors au monde des affaires. Les films de Yakuza sont produits à la chaine; on passe du mélo social au film de gangster dans lequel le “méchant” symbolise le mauvais côté du capitalisme, celui qui detruit l’esprit de coopérative traditionnel cher aux japonais.
La science fiction, exploitée dès les années 50, se retrouve dans le boke mono ou histoires de fantomes.
Dans les annees 80 , alors que la crise économique s’amorce et que la belle époque des années soixantes devient un doux souvenir, le cinéma se fera le reflet de l’incertitude des japonais incapables de donner une idée des temps actuels ou à venir.

Battle Royale

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Genre : Horreur, Science-fiction
Pays : Japon
Année : 2000
Réalisateur : Fukasaku Kinji
Acteurs : Kitano Takeshi, Fujiwara Tatsuya, Ando Masanobu, Maeda Aki

La bande annonce :


Synopsis :
Dans un avenir proche, les élèves de la classe B de 3ème du collège Shiroiwa ont été amenés sur une île déserte par une armée mystérieuse. Un adulte surgit tout à coup devant eux : leur ancien professeur Kitano. Il leur annonce qu'ils vont participer à un jeu de massacre dont la règle consiste à s'entretuer. Seul le dernier des survivants pourra regagner son foyer.Selon la loi Battle Royale (loi de réforme de l'éducation pour le nouveau siècle), les élèves doivent s'entretuer jusqu'au dernier. Leur sacrifice a pour prétexte de former des adultes sains.

Commentaires :
Le réalisateur explique que son intention n'était pas seulement, comme une première approche pourrait le laisser penser, de divertir ou choquer (selon le public) par une violence gratuite, mais bien de réveiller une jeunesse japonaise jugée apathique : "Au Japon, la véritable crise réside dans la perte d'énergie. Ce film constitue une tentative pour faire ressurgir l'énergie japonaise", explique-t-il. Battle Royale renvoie une image peu flatteuse de la société moderne japonaise : le pays traverse une crise économique, le chômage devient une réalité (le père du héros se suicide), les jeunes qui ne croient plus dans le système scolaire et social en général se rebellent et les filles cultivent une effronterie et une indépendance qui dérangent les classes traditionnelles (la société japonaise serait en train de se " shôjohiser ", du japonais shôjo qui signifie plus ou moins " pas vraiment femme "). Le conflit des générations a donc rarement été aussi fort que ces dernières années.
L'ambiance du film est liée à une atmosphère de fin de siècle, désaffectée, sans espoir. La violence omniprésente du film ne laisse pas 5 minutes de repos au spectateur, et celui-ci est balancé entre les relations naissantes des personnages et les assassinats consécutifs des acteurs de ce jeu totalement décalé. Les scènes de violence sont choquantes.

Kinji Fukasaku , suite au succès inattendu rencontré par son dernier film Battle Royale, a décidé de mettre en chantier sa suite directe intitulée très justement Battle Royale 2. Malheureusement, le réalisateur décède durant le tournage mouvementé de ce second opus et c'est son fils, Kenta Fukasaku, qui reprend ainsi le flambeau et va conduire sa réalisation à terme.

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