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Pucca: complètement kawaii !

R_sweet_pucca Pucca, icône de mode trans-générationnelle créée en 2000 par la société sud-coréenne Vooz, est une petite fille plutôt mignonne qui vit dans un restaurant chinois tenu par son père et a 10ans.Sous ses airs de garçon manqué, Pucca est une petite fille adorable, et pleine de bonnes attentions. C’est une petite coréenne à la bouille toute ronde avec des couettes, aux couleurs rouge et noir. Pucca a plusieurs passions dans sa vie. Elle adore manger des ‘‘Jja Jang Myun’’, des nouilles noires coréennes. Le fait que ses parents tiennent un restaurant chinois explique peut-être la chose.

Images

Elle est très amoureuse de l'apprenti-ninja Garu. Son cœur lui est entièrement dévoué, et elle est prête à déjouer tous les pièges pour lui soutirer un baiser! Garu est un descendant des ninjas qui n'a qu'un but dans sa vie : rétablir l'honneur de sa famille. Mais depuis que Pucca à pointé le bout de son nez, et l'a désigné comme "amoureux", elle le déconcentre et le distrait beaucoup! Famille ou amour? C'est bien la tout le problème! L'amour est un combat selon Pucca. Ce dernier doit donc user de toutes ses pires ruses pour échapper à l'amour dévorant de sa dulcinée..

Parmi les personnages secondaires, on peut retrouver Mio le chat de Garu qui est souvent mis à contribution comme facteur des missives amoureuses.

Mio


Aussi, on peut retrouver Mura, l’amour de Mio, qui adore le chocolat et qui a charmé Mio avec ses yeux magnifiques.

ou Abyo, véritable sosie de Bruce Lee qui veut absolument affronter Garu en combat singulier et conquérir le cœur de Pucca.

Avant d’être adoptée en Europe, Pucca a connu un incroyable succès en Corée et à travers toute l'Asie, où elle est déjà culte. Pucca fait l’objet d’un incroyable merchandising au niveau mondial. Elle est devenue un inconditionnel accessoire de mode 20060225puccaqu’il faut absolument avoir pour être une ado tendance. On trouve de multiples accessoires : papeterie, bagagerie scolaire, collection de vêtements entre autres sont commercialisés. Elle commence à faire son apparition dans les boutiques sous forme de divers produits dérivés. Pour les amoureux de Pucca, on peut même télécharger des logos Pucca et des fonds d’écran Pucca.

Le phenomène Kawaii

Kawaii (可愛い ou plus souvent かわいい, prononcé en IPA : /kaw̜aii/) est un terme japonais signifiant approximativement mignon, adorable. Prononcé "ka -wa - i", il peut être utilisé pour décrire animaux et personnes, y compris des adultes. Parfois utilisé pour décrire une jolie femme, on lui préfère "Kakkō ii" (bon style) pour les hommes. Kawaii peut également être utilisé pour décrire des personnes ayant une personnalité "mignonne", par exemple (pour les japonais) Arnold Schwarzenegger, qui est parfois appelé là-bas Shuwa-chan (Shuwa étant le début de シュワルツェネッガー, shuwarujeneggā, et -chan étant la particule de politesse affectueuse).
Les kanjis signifient littéralement "adorable", bien que le mot dérive probablement de "kafo-fayusi", rougir en japonais ancien.

275pxtokyo_metro_door_sign Les occidentaux trouvent souvent le kawaii intriguant car les japonais l'emploient dans une variété de situations où il semble incongru car il y apporte l'expression d'une frivolité ou d'un manque de maturité qui serait ici déplacé (par exemple, dans les publications gouvernementales, les annonces des services publics, de l'armée, des compagnies aériennes, du métro de Tokyo...).

Les produits autour de personnages "kawaii" sont extrêmement populaires au Japon (mais également en Chine, à Singapour ou en Corée du sud). Les deux plus grands fabriquants de ces produits sont Sanrio (fabriquant des produits Hello Kitty, emblème pour l'étranger de la mouvance kawaii) et San-X. Ils sont aussi populaires auprès des enfants qu'auprès des adultes (femmes en général).

Kawaii est parfois considéré comme l'expression d'un mouvement de jeunisme, la tête de celui-ci formée par les femmes. Certains critiques considèrent que cela crée une obsession de la jeunesse et des choses mignonnes en lieu et place de l'appréciation d'une beauté plus mature. Certains pensent également qu'il contribue à l'acceptation des produits de type lolicon, apparenté chez nous à la pédophilie.

Dans les mangas et animés, les personnages kawaii ont toujours de grands yeux, et fréquemment un petit nez et une petite bouche. La couleur rose, des expressions de visage enfantines et une collection d'accessoires peuvent parfaire le personnage.

Le phenomène Cosplay

Cos006Le Cosplay (contraction de l'anglais Costume Playing), ou コスプレ (kosupure) en japonais, est une pratique consistant à jouer le rôle de ses personnages (héros de mangas, d'animation japonaise, de films, ou de jeux vidéo), voire de ses artistes de musique favoris, notamment en imitant leur costume et leur maquillage.
Le cosplay japonais, premier en terme d'apparition historique (aux alentours des années 1990-1991), reste aussi celui qui compte le plus de participants. Il met particulièrement l'accent sur la ressemblance du costume et des poses par rapport au modèle original.

Le week-end, le pont de "Jingu" dans le quartier de Harajuku est l'un des podiums favoris de la jeunesse japonaise où se faire remarquer par son look et affirmer son individualité. Les cosplayers portent toujours un album photos avec eux, pour montrer leurs costumes à leurs amis. Comme la plupart des parents ignorent tout de la double vie de leurs rejetons, ces derniers ne se maquillent qu'une fois arrivés sur place et ,pour la plupart, les toilettes de McDonalds sont l'endroit qu'ils emploient pour se changer. C'est courrant de voir des filles normales entrer dans les toilettes et ressortir en costume. Elles s'y métamorphosent en Lolita, un idéal actuellement très en vogue chez les jeunes filles japonaises : on se donne des airs de petite soeur infantile et mignonne, frisant le kitsch.

Il existe même un véritable marché commercial de costumes en prêt-à-porter ou sur mesures, à des prix assez élevés. Dans le quartier Akihabara, ils en ont pour leur argent. Les fans les plus mordus ont même recours à la chirurgie esthétique. Au cinquième étage d'un magasin de vidéos, un café Cosplay comme il s'en crée de plus en plus, leur propose un service exclusivement assuré par des serveuses en costume manga. Ici, jupes courtes et longs cils sont de rigueur.

Le désir d'originalité est complètement galvaudé. L'énorme pression scolaire et la rigidité d'un système compétitif ne tolérant aucune escapade contribuent probablement à ce phénomène.dans leur vie quotidienne, les Japonais dissimulent soigneusement leurs pensées et leurs sentiments derrière le masque impassible de la politesse. Ils sont très satisfaits de l'existence qu'ils mènent et n'ont pas de problèmes d'identité.A défaut d'identité propre, on adopte un déguisement. Peut-être est-ce là l'explication de cet engouement des Japonais pour les jeux de rôles.

Le phenomène Kogiaru, Ganguro,...

Kogyaru ou Gyaru (コギャル、ギャル aussi orthographié (Ko)gal ou (Ko)Girl) est une sous-culture, c'est à dire un groupe de filles et de jeunes femmes dans les villes japonaises. L'étymologie est disputée. Le terme est généralement vu comme dérivé du terme japonais pour « lycée », kōkō (高校), mais d'autres pensent que l'origine vient de ko (子), le mot japonais pour « fille » ou « enfant ». Certains ont avancé que le Ko serait une contraction de Komuro d'après Tetsuya Komuro, producteur de la chanteuse de J-Pop Namie Amuro qui a lancé la mode Kogal au début des années 90, bien que cette hypothèse soit probablement fantaisiste et postérieure. La deuxième partie gyaru vient de l'anglais gal (girl). On rencontre parfois l'orthographe kogaru mais il s'agit d'une transcription erronnée du japonais kogyaru.

Canalblog_loose_socks16Généralement une kogyaru est une jeune fille de 12 à 25 ans, portant minijupes, vêtements à la mode et accessoires tape-à-l'œil. Les Kogâru veulent avoir l'air jeunes. Le plus jeune, le meilleur. Elles portent des uniformes d'écolières pour sortir en ville, aller à des rendez-vous, probablement même pour dormir. Bien que portant des uniformes, elles aiment à les détourner, portant par exemple des T-shirts tellement longs qu'ils descendent plus bas que la robe d'écolière. Avec ces "loose socks" sortes de grande chaussettes (entre 90 et 120 cm quand même !) qui sont retroussées sur leur mollets, la jupe plissée raccourcie au possible, la chemise portée en dehors de la jupe quand elles n'ont pas un T-shirt tellement ample qu'il retombe plus bas que la jupe. Les ongles sont fait façon "artistique, cheveux décolorés et parfois frisés, maquillée à outrance, la peau est souvent bronzée et elle peuvent aussi porter des "platforms shoes" mais ce n'est pas systématique pour elles...

Story Les Ganguro sont une des deux grandes modes, avec les Kogâru, chez les jeunes femmes excentriques. "Ganguro", littéralement traduit en français signifie "visage noir". Elles cherchent à avoir l'air noires et américaines (leur idole étant Lauryn Hill). Pour ces raisons elles fréquentes les salons de bronzage artificiel, s'achètent des lampes à bronzer et se maquillent la face avec du fond de teint brun. Pour celles qui ont les moyens, elles iront jusqu'à changer leur chevelure japonaise, en une coiffure "afuro" (comprendre afro), ce qui n'est pas une mince affaire puisque ça prend une demi-journée.  Mini-jupe rosé, bottes blanches à semelles compensées, teint cuivré aux rayons, maquillage pastel, dessous des yeux fortement soulignés en blanc et coiffure à la Barbie, voici une Ganguro, « visage noir ».

Voici maintenant le défilé des « look ». Élancée, short ultra-court zébré blanc et noir, yeux charbonneux, rouge à lèvres violacé et manteau lui battant les talons, c'est une amazone. Une nouvelle figure féminine des quartiers branchés. Les Amazonesu, sexy, avec un petit côté « cuir » ne sont plus une minorité pour longtemps.Entre autres : « à la vieille de la montagne » Yamamba air, l'aspect crasseux (dirty look) ou l'incontournable style Kawai (mignon) c'est-à-dire un peu « nunuche ». Le look se construit dans une surenchère ahurissante de couleurs, de formes et de matières ; les Decora-chan, sortes de poupées anglaises noyées sous les rubans et les festons, ou des Cyber-kei au look futuriste ; le Kosupure ou Cosplay (de l'américain : costume play), un avatar moderne d'une tradition du travestissement qui a ses lettres de noblesse avec les acteurs adulés du Kabuki jouant des femmes ou les actrices de la troupe théâtrale Takarazuka qui interprètent des rôles masculins dans des comédies musicales on ne peut plus populaires.

Les Kogyaru, du japonais Ko « petite », et de l'américain gai, « fille » se défoncent dans le look, elles  sont les filles de la prospérité : récession ou non, une vie facile leur semble la norme. La « génération Shibuya » n'est ni revendicative, ni rebelle : elle sacrifie à un conformisme décalé par rapport au canon conventionnel. La jeunesse Shibuya est-elle l'avant-garde d'un nouveau Japon ? Elle constitue assurément une minorité, un peu « jetée » aux yeux de la majorité des jeunes du même âge. Mais elle reflète aussi des mutations de valeurs et de modes de vie. Les «fringues» ne sont pour elles qu’un alibi. Traîner à Shibuya, c’est surtout errer à la recherche d’une identité (on parle, d’ailleurs, de visual identity). Mais cet anticonformisme très apprêté a fini par devenir une nouvelle forme de conformisme. Rien ne ressemble plus à une fille de Shibuya qu’une autre. Et leur mot-clef reste mureru, «se retrouver en bande pour partager» sinon la même philosophie de la vie, du moins la même excentricité ou le courage d’exhiber une partie de son corps.

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