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Le genre Yurei Eiga

La religion shintô, embrassée avec le bouddhisme par plus de 80 % des Japonais, est basé sur la croyance en une infinité d’esprits (kami) et de dieux : il en existerait plus de huit millions ! Et seraient présents dans chaque élément de la vie (humains, animaux, minéraux, végétaux, phénomène climatique...). Pour s’attirer leurs bonnes grâces, les apaiser ou les chasser s’ils sont mauvais, des prêtres shintô exécutent de nombreux rites. Dans certains villages, les habitants pensent que les maladies ne sont que la conséquence d’une possession par des esprits néfastes ou par d’animaux magiques. Des prêtres se livrent alors à des exorcismes (oharai). Il est plus fréquent qu’ils se livrent à des rites de purification d’un lieu lors de l’inauguration d’une boutique ou de la construction d’une maison.

Les yurei eiga se nourrissent également de tout le patrimoine que représente le théâtre Kabuki (et sa forme plus ancienne, le No). Medium_yurei_2De cette tradition scénique, la représentation du fantôme conserve ainsi un aspect théâtral marqué.l'esthétique classique du fantôme japonais (s'étendant assez largement à la représentation chinoise ou coréenne):
souvent une femme, parfois défigurée et livide, portant de longs cheveux noirs, vêtue d'une robe blanche (couleur du deuil au Japon), avançant les paumes en dedans et les bras repliés (le dessus des mains représentant le Yin, énergie négative), surgissant des puits ou des forêts dans le but de se venger des êtres responsables de sa mort ou de terroriser des personnes au comportement immoral.

 Baignant dans le culte des esprits depuis quinze siècles, le Japon d’aujourd’hui possède un climat propice à accueillir le renouveau du film de fantômes (yurei eiga).Aujourd'hui, s'il y a un endroit sur la planète où les esprits fourmillent en terme de cinéma fantastique, c'est au Japon. On citera bien sur Ring, mais aussi Dark Water, The grudge,et Red Eye (film coréen).

L'asie en Religions

Le taoïsme (道教 pinyin : dào jiào, littéralement : la religion, ou l'école, de la voie) est à la fois une philosophie et une religion chinoise. Plongeant ses racines dans les profondeurs de la culture chinoise ancienne, ce courant de pensée multiforme a imprégné l'art, la philosophie et la spiritualité de l'Extrême-Orient. On en trouve des échos dans des écoles bouddhiques telles que le Chan (Zen en japonais), des variantes médicales, politiques, esthétiques, on le retrouve dans les arts martiaux et il résonne encore aujourd'hui jusqu'en Occident, en particulier avec des thèmes comme l'écologie et le développement personnel.

Le confucianisme (儒學, Pour écouter, cliquer sur le lien "Rúxué" Rúxué Fiche) est une philosophie, une éthique et une politique, élaborée en Chine à partir des enseignements de Confucius. Après avoir été confrontée aux écoles de pensée concurrentes pendant la Période des Royaumes combattants, notamment le taoïsme, le mohisme et le légisme, et violemment combattue sous le règne de Qin Shi Huang, fondateur de la première dynastie Chinoise, elle fut imposée par Wudi, fondateur de la dynastie Han, en tant de doctrine d'État et l'est restée jusqu'à la fondation de la République de Chine, en 1911. Son influence sur la Chine, ainsi que le Japon, la Corée et le Viêt Nam, est telle qu'on peut la comparer à celles de Socrate et Jésus en Occident.

Le bouddhisme est l’un des grands systèmes de pensée et d'action orientaux, né en Inde au VIe siècle av. J.-C.. Il est fondé sur un triple socle appelé les Trois Joyaux : les bouddhistes déclarent prendre refuge dans le Bouddha (le fondateur du bouddhisme), dans le Dharma (la doctrine du Bouddha) et dans le Sangha (la communauté des fidèles pour certains, l'Ordre monastique pour d'autres). La difficulté à définir le bouddhisme à l’aide de catégories classiques, fait qu’il est souvent considéré comme une philosophie ou une religion.

Le shintoïsme (神道 Shintō, littéralement la voie du divin) est la religion fondamentale la plus ancienne du Japon, liée particulièrement à sa mythologie. Le terme "shinto" est apparu pour différencier cette vieille religion du bouddhisme "importé" au Japon vers le VIe siècle. Le shintoïsme est un mélange d'animisme, de chamanisme et de polythéisme

Onsen, bain thermal japonnais

Onsen_1 Un onsen (温泉) est un bain thermal japonais. Il s'agit de bains chauds dont l'eau est généralement issue de sources volcaniques parfois réputées pour leurs propriétés médicinales; elles sont très nombreuses, atteignent même les 2500, bien évidement les volcans ne sont pas étrangers à ce nombre surprenant, mais il faut aussi voir que la loi est très stricte sur ce sujet, il faut que ces source soient à plus de 25°c et contiennent plusieurs éléments minéraux; ce n’est qu’à ces conditions qu’elles peuvent être appelées Onsen.

Les règles à suivre quand on se rend dans un onsen sont les mêmes que pour prendre un bain. On peut faire trempette dans certains onsen en payant un montant plus ou moins important qui permet d'accéder aux bains. La procédure est la même que pour un bain japonais. On commence par se nettoyer complètement. Des douches et des petits sièges en plastique (pour s'asseoir devant la douche) sont à disposition. Après s'être soigneusement savonné et rincé, on nettoie la douche et le siège avec l'eau de la douche et on peut aller se relaxer dans l'eau du bain. Les bains sont séparés hommes et femmes et on ne met pas de costume de bain (on est donc tout nu). Il existerait encore des bains communautaires où hommes et femmes après s'être changés (plutôt déshabillés) dans des vestiaires séparés se baignent ensemble. Dans pareil cas, on utilise sa serviette de bain pour protéger son intimité. Une fois dans l'eau on est à l'abri.

  Les onsen sont des lieux de détente et relaxation, et proposent souvent, en plus du bain lui-mêmeRyokan_1 ( les bains à l'extérieur sont connus sous le nom de rotenburo ), des possibilités d'hébergement et de restauration, les ryokan auberges typiques japonaises. Les chambres sont de grandes pièces munies de cloisons coulissantes “shoji” et d'une table basse au milieu de la pièce. Le sol est généralement recouvert de tatamis constitués de paille de riz. Les hôtes y dorment sur des “futon”, literie que les femmes de chambres déroulent le soir. Elles sont également munies de bains chauds. L'eau provenant parfois de sources thermales situées sous le ryokan.

L’Onsen est souvent complété par un sanctuaire Shintoïste et des statues Bouddhistes ce qui permet de purifier son corps et son âme. Histoire : «En se lavant une fois avec de l’eau de cette source chaude, notre corps devient beau ; en le répétant plusieurs fois, nous nous guérissons de n’importe quelle maladie », peut-on lire dans l’ouvrage de référence Izumono-kuni fudoki (Culture et géographie d’Izumo), écrit en 733. Il fait mention de l’une des plus vieilles stations thermales de l’archipel, Tamatsukuri, située au nord d’Hiroshima, rappelle l’écrivain Tadanori Matsuda, dans les colonnes du Nihon Keizai Shimbun. Ainsi, depuis bien des siècles, les Japonais entretiennent-ils une relation presque religieuse avec ses près de 3 000 onsen, des stations thermales, que recense le pays. Surgissant de terre, souvent dans les montagnes reculées, ces sources chaudes mystérieusement guérisseuses ont été fréquemment associées aux légendes de célèbres bonzes bouddhistes durant le Moyen-Age, souligne M. Matsuda. Pour ce grand connaisseur d’onsen, il est tout-à-fait naturel que ses ancêtres aient parlé de l’eau « qui secrète la force des dieux » ; d’autant que ces « lieux de cure thermale constituaient la ‘frontière’ entre le monde des vivants et l’au-delà». Extrait du n°600 de Courrier International (page 30)

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