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Le phenomène Otaku

Otaku (おたく en hiragana, オタク en katakana, ou お宅 en faisant usage du kanji) est un terme japonais composé de la préposition honorifique « o » (お) et du substantif « taku » (宅) signifiant maison, demeure, le chez-soi. Originairement, cette expression n'avait pas le sens qu'on peut lui connaître maintenant : otaku, en japonais, c'est « votre maison », et donc par extension, une façon polie de vouvoyer son interlocuteur. Il semblerait que cette tournure ait été très prisée parmi les amateurs d'animation et de manga, et par extension, que le sens du terme ait évolué pour désigner aujourd'hui toute personne se consacrant à un hobby, le plus souvent fait en intérieur — le terme a par la suite acquis une connotation péjorative. Il désigne aujourd'hui (du moins en français) une personne qui se replie sur elle-même et ne vit plus que pour une passion : poupée, culte d'une « idole » (une jeune chanteuse par exemple), ordinateur (nerd), jeu vidéo (hardcore gamer), etc... Notons qu'en japonais, la graphie permet de distinguer les deux emplois : お宅 (otaku), c'est « chez vous », alors que オタク(otaku), c'est le passionné monomaniaque dont il est question dans cet article.

À l’origine le terme d’otaku désigne les individus ayant vécu durant la période de prospérité économique des années 60 au Japon, phase durant laquelle le consumérisme excessif prend son envol. Ces individus (pour la plupart des enfants à l’époque) ont eu tendance à se renfermer sur eux même suite aux pressions de l’entourage, que ce soit au niveau familial avec la mère (complexe d’Ajasé [Mis en évidence par le premier psychanalyste japonais, le Dr Kosawa, en référence à la mythologie Bouddhique dans laquelle Ajasé, un roi, désirait tuer sa mère.]), ou au niveau scolaire avec les camarades (ijimé [Terme désignant les brimades violentes entre camarades de classe]). Cet entourage souhaite avant tout la réussite scolaire au détriment de l’époque de l’enfance, de son insouciance. Ceci a donc amené ces otaku à se mettre en marge du reste de la société et à se réfugier dans l’univers des manga.D’une manière générale, il s’agit de pouvoir réaliser, par le biais de leur imaginaire, ce qu’ils ne sont pas capables de faire dans le monde réel. D’où la réponse récurrente à la question « pourquoi ne pas vivre une vie comme tous le monde ? » : « Pourquoi faire ? Pourquoi accepter un consensus qui nous a toujours exclus ? ».

En effet, le développement des nouveaux moyens de communication a contribué à développer une véritable communauté otaku qu'il est fréquent de voir se réunir physiquement au sein de clubs ou d'associations, voire organiser des manifestations de promotion de leur passion. Ces groupes sont d'ailleurs devenus de véritables acteurs économiques au poids considérable. L’otakisme accompagne le cyberpunk par ses valeurs, ses choix, comme la remise en cause de l’individu au sein d’une société de consommation et tous ce qui peut suivre... Évidemment tous les otaku ne vont pas dans ce sens, mais une bonne partie a accompagné cette contre-culture...

L’otakisme japonais demeure donc un phénomène de société, au même titre que le suicide. Il n’est que très rarement compris mais prend de plus en plus d’importance au sein de la société, notamment dans les grandes villes tel que Tokyo.

Il faut toutefois noter qu'un terme plus récent commence à s'imposer préférentiellement pour décrire une personne qui reste cloîtrée chez elle, celui d'Hikikomori.

Le phenomène Hikikomori

Hikikomori est un mot japonais (ひきこもり ou 引き篭り) désignant une pathologie psychosociale et familiale touchant principalement des adolescents ou de jeunes adultes qui vivent cloîtrés chez leurs parents, le plus souvent dans leur chambre pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, en refusant toute communication, même avec leur famille, et ne sortant que pour satisfaire aux impératifs des besoins corporels.
Il y aurait près d'un million de hikikomori au Japon, soit un jeune sur dix, et presque 1% de la population (qui est de 127 millions). La plupart (environ 77%) de ces personnes sont de sexe masculin, souvent des fils aînés.

L'évolution de ce phénomène est de plus en plus alarmant au Japon, mais il est évident qu'il ne se limite pas à ce pays, il existe dans tous les pays dits "fortement industrialisés", il y en a donc en France. La Corée est aussi assez touchée par celui-ci, certainement aidé par l'habitude que ce pays a de vivre en autarcie.

Ce comportement asocial semble prendre sa source à la fois dans :
    * la relation fusionnelle prolongée que les aînés mâles entretiennent avec leur mère, appelée populairement マザーコン (de l'anglais, « Mother complex », expression à la fois similaire et inverse de "fils à papa"). Elle se traduit par une carence dans la socialisation et un retard de langage, l'intolérance aux frustrations et aux contraintes du monde extérieur à la dyade.
    * la grande permissivité ou tolérance du milieu familial japonais, vis-à-vis de l'enfant (enfant-roi et tyran) à été décrite par les psychiatres japonais sous le terme d'amae (甘え) « gâté par la douceur ». Elle est renforcée par l'absence patente d'autorité et de rivalité paternelle, de punitions et de châtiments corporels, et d'une grande liberté individuelle dans les loisirs et les horaires.
    * la forte pression sociale, exercée sur les adolescents et les jeunes adultes dès leur scolarisation. Cette pression se manifeste de diverses façons :
          o Une forte pression scolaire relayée par la famille - attitude parentale nommée Mamagon(ままごん, « mère dragon ») ou kyōiku-mama (教育まま « mère éducatrice ») par les psychosociologues.           o Une pression de groupe exercée très tôt par le système éducatif japonais lui-même, dit gakureki-shakaï (学歴社会, société obnubilée par le cursus scolaire).

Ils se réfugient, comme les otaku, dans leurs univers enfantins, virtuels, qu'alimentent Internet, les jeux vidéo, les mangas, les dessins animés, les collections fétichistes; par peur de se confronter à la réalité. Leur existence est organisée autour d'une passion poussée à l'extrème. HikikomoriIls essaient de tout faire sans sortir de chez soi, ce qu'Internet leur permet pratiquement à 100%. Ils refusent d'aller à l'école, au travail, avoir des responsabilités... L'absentéisme à l'école prend au Japon des proportions alarmantes. Ils sont dans un état dépressif et vivent souvent à l'envers : ils dorment le jour et se réveillent en milieu d'après midi, déjeune dans la soirée, passent la nuit à regarder la télévision et à jouer aux jeux vidéo ou sont connectés sur Internet, puis ils se couchent dans la matinée. NB : les jeux vidéo, Internet, etc... ne sont que des outils, s'ils n'existaient pas ce serait les livres, la télé, la radio, le courrier, la musique...

Actuellement, la majorité des jeunes rejettent en bloc les traditions, le culte de l'entreprise, la mariage, le système éducatif... Ils perdent tout repère et ne font que consommer, pour cela il leur faut de l'argent, soit les parents suffisent, soit ils ont recours aux "arubaito" (emplois précaires) ou encore à la prostitution (25 % des jeunes japonaises se prostitueraient occasionnellement d'après un sondage du Life Design Institut).

Le phenomène ketsu eki gata

Il existe au Japon une croyance populaire selon laquelle le groupe sanguin (en japonais : 血液型 (けつえきがた ketsu eki gata) permet de prédire la personnalité, le caractère et la compatibilité d'un individu avec les autres. Cette croyance s'est exportée dans une certaine mesure dans d'autres pays d'Asie, comme en Corée du Sud ou Taiwan.

Au Japon se renseigner sur le groupe sanguin d'une personne est considéré aussi banal que de s'enquérir du signe astrologique dans d'autres pays. Les entreprises s'en servent pour savoir qui elles vont engager et pour quel poste. Il paraîtrait même que pendant la seconde guerre mondiale, les soldats étaient assignés à différentes tâches selon leur groupe.

Les définitions des groupes :
- A: vous êtes vu comme une "petite maison de bois et de papier" dont les murs laissent transparaître le caractère : ouvert, accueillant, disponible à l'amitié. Mais le bois et le papier sont des matériaux fragiles et, en cas de tempête professionnelle ou sentimentale, il vous faut du temps pour réparer les dommages.
    Caractère : Avec ce groupe sanguin, votre caractère est introverti. Patients, réservés, réfléchis et prudents lorsqu'il s'agit de vous exprimer, vous recherchez la perfection dans tous les domaines. Doux et dociles en apparence, vos sentiments bouillonnent à l'intérieur et l'inquiétude peut vous gagner. En privé, vous êtes plus autoritaires qu'on ne le croit.
    Sentimental : Timides, effacés, discrets, vous n'avez pas l'habitude de faire le premier pas. Les grandes effusions sentimentales, les déclarations enflammées ne vous conviennent pas. Vous préférez les subtilités, les sous-entendus; c'est dans l'intimité que vous démontrez votre imagination !
    Atouts : On recherche en vous l'honnêteté, le perfectionnisme...l'efficacité. En effet, vous; travaillez en plein rendement dans un cadre ordonné, réglé, organisé. Excellent collaborateur, on peut compter sur votre sérieux, votre sens du détail.
    Handicaps : Plus à l'aise pour exécuter que pour commander vous manquez parfois d'esprit d'initiative. Ce besoin de sécurité, ce manque de confiance en vous peut freiner votre ascension sociale.
- B: Vous ressemblez à une "caverne" car au premier abord, il est difficile de cerner votre personnalité. Pourtant, il suffit de mieux vous connaître (d'entrer dans la caverne) pour comprendre que votre personnage est plus complexe, plus intéressant. En effet, vous n'avez pas de principes ni d'idées préconçues. Il vous suffit de bien aimer pour accepter l'amitié d'où qu'elle vienne.
    Caractère : Avec ce groupe sanguin, votre caractère est cyclothymique. Très indépendants, vous détestez que votre vie soit gérée par quelqu'un d'autre. Energiques, très rapides intellectuellement, originaux et inventifs, votre état d'esprit change comme la météo ; vous êtes lunatiques. Ces variations ne dépendent pas de votre entourage mais bien de vous-mêmes.
    Sentimental : Charme, séduction, magnétisme...vous ne passez pas inaperçus ! vous aimez jouer de vos atouts, tomber amoureux et changer de partenaires (même si le sexe n'est pas pour vou une finalité). Spontanés, impatients, vous vivez l'instant, le présent jusqu'au jour où vous tombez sur le conjoint idéal. Alors, vous transformez le présent en éternité...
    Atouts : On recherche en vous l'originalité, l'imagination, la créativité. Grâce à vos facultés d'observation et à votre pouvoir de concentration (lorsqu'il s'agit d'un travail qui vous plaît !),vous êtes capables de mettre en oeuvre de grands projets.
    Handicaps : Farouchement indépendants, vous refusez l'autorité, les règles et la hiérarchie. Vou éprouvez alors des difficultés pour vous intégrer dans une équipe ou pour déléguer des responsabilités. Vous avez l'impression de pouvoir faire mieux vous-mêmes....
- O : Vous êtes vu comme une "Forteresse" : inébranlable, secrète. On ne voit pas ce qui se passe à l'intérieur et il faut montrer patte blanche pour entrer. En effet, votre confiance n'est pas immédiate mais une fois acquise, on peut compter dessus. Attention, si l'on vous déçoit, vous n'hésitez pas à rompre....
    Caractère : Avec ce groupe sanguin, votre caractère est extraverti. Dynamiques, très actifs, sans cesse en mouvement, vous ne craignez rien, ni personne. Extérieurement, vous paraissez forts, parfois autoritaires mais à l'intérieur vous êtes doux et romantiques. Dans les moments difficiles de la vie, vous faites face en prenant toutes vos responsabilités.
    Sentimental : Directs et passionnés, en amour, vous savez ce que vous voulez : c'est tout de suite ou pas du tout ! Entreprenants, dotés d'un grand appétit sexuel, vous aimez totalement et demandez à votre partenaire plus qu'une simple présence : une réelle assiduité !
    Atouts : On recherche en vous le dynamisme, l'enthousiasme, le sens des responsabilités et du commandement, l'esprit de compétition. Très motivés par ce que vous faites, vous savez " manager ", encadrer une équipe et atteindre l'objectif fixé.
    Handicaps : Votre caractère est entier et vous admettez difficilement la critique. Pour réussir, vous devez savoir choisir vos collaborateurs car si vous êtes mal secondés, votre enthousiasme (aveugle) peut vous mener à l'échec.
- AB : Le caractère AB est à doubles facettes. D'un côté, vous êtes " un bureau qui fonctionne bien ", car sur le plan professionnel, vous êtes très efficace (malgré un flegme apparent). Mais vous êtes aussi " un salon de thé donnant sur l'avenue ", à priori ouvert, accueillant, souriant mais...ce n'est qu'une façade. Comme vous êtes délicats, susceptibles, vous fabriquez une fausse image pour vous protéger. Vous êtes doués pour cacher vos sentiments.
    Caractère : Avec ce groupe sanguin, votre caractère passe d'un extrême à l'autre. A l'extérieur, vous aimez le changement, les amis, les fêtes (et c'est vous qui menez la soirée) mais à l'intérieur, vous vous révélez beaucoup plus sérieux. Pacifiques, artistes, ayant le goût de la justice (et le besoin de parler), vous vous adaptez facilement aux situations. En effet, votre caractère varie en fonction des autres, de votre entourage et non en fonction de vous-même (vous n'êtes pas " lunatiques ").
    Sentimental : Rêveurs, idéalistes (parfois immatures), l'amour est pour vous un conte de fées et vous attendez que le prince charmant (ou la princesse) fasse le premier pas (attention, l'amour est une chance qui s'attrape au vol...). Vous ne vous sentez vraiment engagés que lorsque vous confiez une partie de vos secrets à votre partenaire.
    Atouts : On recherche en vous le sens artistique, la diplomatie et l'adaptation aux nouvelles situations. Votre intuition vous permet d'analyser et de résoudre les problèmes les plus épineux. Ne supportant pas l'inactivité, vous êtes capable de travailler jusqu'à épuisement.
    Handicaps : Dynamiques et performants, vous butez lorsqu'il s'agit de prendre une décision, de trancher dans le vif. Ne travaillant bien que dans une ambiance paisible, vous ne supportez pas les rapports tendus, l'agressivité et surtout...que l'on doute de vos capacités.

PS : merci à Kat's gràce à qui j'ai pu écrire cette note si complète.

Pucca: complètement kawaii !

R_sweet_pucca Pucca, icône de mode trans-générationnelle créée en 2000 par la société sud-coréenne Vooz, est une petite fille plutôt mignonne qui vit dans un restaurant chinois tenu par son père et a 10ans.Sous ses airs de garçon manqué, Pucca est une petite fille adorable, et pleine de bonnes attentions. C’est une petite coréenne à la bouille toute ronde avec des couettes, aux couleurs rouge et noir. Pucca a plusieurs passions dans sa vie. Elle adore manger des ‘‘Jja Jang Myun’’, des nouilles noires coréennes. Le fait que ses parents tiennent un restaurant chinois explique peut-être la chose.

Images

Elle est très amoureuse de l'apprenti-ninja Garu. Son cœur lui est entièrement dévoué, et elle est prête à déjouer tous les pièges pour lui soutirer un baiser! Garu est un descendant des ninjas qui n'a qu'un but dans sa vie : rétablir l'honneur de sa famille. Mais depuis que Pucca à pointé le bout de son nez, et l'a désigné comme "amoureux", elle le déconcentre et le distrait beaucoup! Famille ou amour? C'est bien la tout le problème! L'amour est un combat selon Pucca. Ce dernier doit donc user de toutes ses pires ruses pour échapper à l'amour dévorant de sa dulcinée..

Parmi les personnages secondaires, on peut retrouver Mio le chat de Garu qui est souvent mis à contribution comme facteur des missives amoureuses.

Mio


Aussi, on peut retrouver Mura, l’amour de Mio, qui adore le chocolat et qui a charmé Mio avec ses yeux magnifiques.

ou Abyo, véritable sosie de Bruce Lee qui veut absolument affronter Garu en combat singulier et conquérir le cœur de Pucca.

Avant d’être adoptée en Europe, Pucca a connu un incroyable succès en Corée et à travers toute l'Asie, où elle est déjà culte. Pucca fait l’objet d’un incroyable merchandising au niveau mondial. Elle est devenue un inconditionnel accessoire de mode 20060225puccaqu’il faut absolument avoir pour être une ado tendance. On trouve de multiples accessoires : papeterie, bagagerie scolaire, collection de vêtements entre autres sont commercialisés. Elle commence à faire son apparition dans les boutiques sous forme de divers produits dérivés. Pour les amoureux de Pucca, on peut même télécharger des logos Pucca et des fonds d’écran Pucca.

Le phenomène Kawaii

Kawaii (可愛い ou plus souvent かわいい, prononcé en IPA : /kaw̜aii/) est un terme japonais signifiant approximativement mignon, adorable. Prononcé "ka -wa - i", il peut être utilisé pour décrire animaux et personnes, y compris des adultes. Parfois utilisé pour décrire une jolie femme, on lui préfère "Kakkō ii" (bon style) pour les hommes. Kawaii peut également être utilisé pour décrire des personnes ayant une personnalité "mignonne", par exemple (pour les japonais) Arnold Schwarzenegger, qui est parfois appelé là-bas Shuwa-chan (Shuwa étant le début de シュワルツェネッガー, shuwarujeneggā, et -chan étant la particule de politesse affectueuse).
Les kanjis signifient littéralement "adorable", bien que le mot dérive probablement de "kafo-fayusi", rougir en japonais ancien.

275pxtokyo_metro_door_sign Les occidentaux trouvent souvent le kawaii intriguant car les japonais l'emploient dans une variété de situations où il semble incongru car il y apporte l'expression d'une frivolité ou d'un manque de maturité qui serait ici déplacé (par exemple, dans les publications gouvernementales, les annonces des services publics, de l'armée, des compagnies aériennes, du métro de Tokyo...).

Les produits autour de personnages "kawaii" sont extrêmement populaires au Japon (mais également en Chine, à Singapour ou en Corée du sud). Les deux plus grands fabriquants de ces produits sont Sanrio (fabriquant des produits Hello Kitty, emblème pour l'étranger de la mouvance kawaii) et San-X. Ils sont aussi populaires auprès des enfants qu'auprès des adultes (femmes en général).

Kawaii est parfois considéré comme l'expression d'un mouvement de jeunisme, la tête de celui-ci formée par les femmes. Certains critiques considèrent que cela crée une obsession de la jeunesse et des choses mignonnes en lieu et place de l'appréciation d'une beauté plus mature. Certains pensent également qu'il contribue à l'acceptation des produits de type lolicon, apparenté chez nous à la pédophilie.

Dans les mangas et animés, les personnages kawaii ont toujours de grands yeux, et fréquemment un petit nez et une petite bouche. La couleur rose, des expressions de visage enfantines et une collection d'accessoires peuvent parfaire le personnage.

Le phenomène Cosplay

Cos006Le Cosplay (contraction de l'anglais Costume Playing), ou コスプレ (kosupure) en japonais, est une pratique consistant à jouer le rôle de ses personnages (héros de mangas, d'animation japonaise, de films, ou de jeux vidéo), voire de ses artistes de musique favoris, notamment en imitant leur costume et leur maquillage.
Le cosplay japonais, premier en terme d'apparition historique (aux alentours des années 1990-1991), reste aussi celui qui compte le plus de participants. Il met particulièrement l'accent sur la ressemblance du costume et des poses par rapport au modèle original.

Le week-end, le pont de "Jingu" dans le quartier de Harajuku est l'un des podiums favoris de la jeunesse japonaise où se faire remarquer par son look et affirmer son individualité. Les cosplayers portent toujours un album photos avec eux, pour montrer leurs costumes à leurs amis. Comme la plupart des parents ignorent tout de la double vie de leurs rejetons, ces derniers ne se maquillent qu'une fois arrivés sur place et ,pour la plupart, les toilettes de McDonalds sont l'endroit qu'ils emploient pour se changer. C'est courrant de voir des filles normales entrer dans les toilettes et ressortir en costume. Elles s'y métamorphosent en Lolita, un idéal actuellement très en vogue chez les jeunes filles japonaises : on se donne des airs de petite soeur infantile et mignonne, frisant le kitsch.

Il existe même un véritable marché commercial de costumes en prêt-à-porter ou sur mesures, à des prix assez élevés. Dans le quartier Akihabara, ils en ont pour leur argent. Les fans les plus mordus ont même recours à la chirurgie esthétique. Au cinquième étage d'un magasin de vidéos, un café Cosplay comme il s'en crée de plus en plus, leur propose un service exclusivement assuré par des serveuses en costume manga. Ici, jupes courtes et longs cils sont de rigueur.

Le désir d'originalité est complètement galvaudé. L'énorme pression scolaire et la rigidité d'un système compétitif ne tolérant aucune escapade contribuent probablement à ce phénomène.dans leur vie quotidienne, les Japonais dissimulent soigneusement leurs pensées et leurs sentiments derrière le masque impassible de la politesse. Ils sont très satisfaits de l'existence qu'ils mènent et n'ont pas de problèmes d'identité.A défaut d'identité propre, on adopte un déguisement. Peut-être est-ce là l'explication de cet engouement des Japonais pour les jeux de rôles.

Le keitai universel

17_1_1 Le keitai, telephone portable, est l'accessoire avec un grand A. Dans les rues des villes comme dans les trains, les gens gardent les yeux rivés sur les petits écrans de leurs téléphones portables. Personne ne saurait s'en passer et il est utilisé en permanence, soit pour téléphoner, soit pour sa fonction internet qui permet d'envoyer des messages, de rechercher des informations ou de télécharger des nouvelles sonneries musicales (chakumero). Nombreux sont également ceux qui font usage de leur téléphone portable comme d’un appareil photo pour tirer des clichés numériques de leurs moments privilégiés .

Le nombre d’abonnés au keitai au Japon a gonflé ces dernières années pour atteindre près de quatre-vingts millions. Pratiquement tout le monde en possède un à l’exception des personnes âgées et des enfants. Depuis le milieu des années 90, le téléphone mobile avec ses fonctions annexes comme l'équivalent local des SMS/MMS, le cHtml et la vidéo, est devenu un phénomène culturel, facilité par le déploiement des nouvelles technologies de téléphonie, dont l'i-mode, plus rapidement que dans d'autres pays. Le "keitai" (téléphone portable) devient l'interface de dialogue idéale entre l'Homme et son environnement. Le PC, longtemps au centre de tout, n'est plus qu'un ordinateur parmi d'autres. De fait, au Japon, le "keitai" a déjà détrôné le PC pour l'échange de mails, l'accès aux sites internet, ou l'achat de musique en ligne.

Il est en train de concurencer les cartes de crédit à puce pour le paiement dans les boutiques. Il sert de navigateur GPS, de système de télésurveillance pour la voiture ou le domicile, et même de télécommande domotique pour gérer la climatisation à distance.

Baptisé "tsuugaku keitai" (littéralement portable du chemin des cours), ce téléphone avec récepteur de localisation (GPS) intégré transmet automatiquement selon des critères prédéfinis des informations sur sa localisation par e-mail à une adresse donnée (par exemple celle du portable des parents). Ce service permet ainsi, entre autres, de s’assurer que l’enfant porteur du téléphone se trouve bien à l’école à l’heure prévue. "Comme les parents peuvent savoir où se trouve leur enfant, y compris en dehors de l’école, ils se sentent rassurés", explique KDDI dans un communiqué. Bien que le taux de criminalité au Japon soit extrêmement faible, les parents sont enclins à réclamer des mesures de sécurité renforcées dans les écoles et alentours à la suite de plusieurs affaires d’enlèvements ou de disparitions qui avaient frappé l’opinion publique.

Une société nippone de services destinés aux promoteurs immobiliers leur propose un nouvel outil de promotion qui permet de visionner l’intérieur d’un appartement en vidéo sur un téléphone portable, simplement en photographiant une sorte de code-barres associé à la petite annonce. La quasi-intégralité des téléphones portables nouvellement mis en vente au Japon sont compatibles avec les QR Code, et parmi le parc installé (90 millions d’unités), environ un tiers est capable de lire les QR Codes, selon les chiffres du ministère des Télécommunications.

Les QR Codes, des carrés tachetés de noir et de blanc, permettent de stocker sous forme cryptée une importante quantité d’informations, y compris en "kanjis" (idéogrammes). Apposés sur les cartes de visite, ils permettent par exemple une saisie directe des coordonnées complètes d’une personne dans le répertoire d’un téléphone par simple photographie, sans rien saisir à la main. Pour pouvoir interpréter les QR Codes, les téléphones portables doivent être dotés d’un petit programme pré-installé ou téléchargé

Le phenomène Kogiaru, Ganguro,...

Kogyaru ou Gyaru (コギャル、ギャル aussi orthographié (Ko)gal ou (Ko)Girl) est une sous-culture, c'est à dire un groupe de filles et de jeunes femmes dans les villes japonaises. L'étymologie est disputée. Le terme est généralement vu comme dérivé du terme japonais pour « lycée », kōkō (高校), mais d'autres pensent que l'origine vient de ko (子), le mot japonais pour « fille » ou « enfant ». Certains ont avancé que le Ko serait une contraction de Komuro d'après Tetsuya Komuro, producteur de la chanteuse de J-Pop Namie Amuro qui a lancé la mode Kogal au début des années 90, bien que cette hypothèse soit probablement fantaisiste et postérieure. La deuxième partie gyaru vient de l'anglais gal (girl). On rencontre parfois l'orthographe kogaru mais il s'agit d'une transcription erronnée du japonais kogyaru.

Canalblog_loose_socks16Généralement une kogyaru est une jeune fille de 12 à 25 ans, portant minijupes, vêtements à la mode et accessoires tape-à-l'œil. Les Kogâru veulent avoir l'air jeunes. Le plus jeune, le meilleur. Elles portent des uniformes d'écolières pour sortir en ville, aller à des rendez-vous, probablement même pour dormir. Bien que portant des uniformes, elles aiment à les détourner, portant par exemple des T-shirts tellement longs qu'ils descendent plus bas que la robe d'écolière. Avec ces "loose socks" sortes de grande chaussettes (entre 90 et 120 cm quand même !) qui sont retroussées sur leur mollets, la jupe plissée raccourcie au possible, la chemise portée en dehors de la jupe quand elles n'ont pas un T-shirt tellement ample qu'il retombe plus bas que la jupe. Les ongles sont fait façon "artistique, cheveux décolorés et parfois frisés, maquillée à outrance, la peau est souvent bronzée et elle peuvent aussi porter des "platforms shoes" mais ce n'est pas systématique pour elles...

Story Les Ganguro sont une des deux grandes modes, avec les Kogâru, chez les jeunes femmes excentriques. "Ganguro", littéralement traduit en français signifie "visage noir". Elles cherchent à avoir l'air noires et américaines (leur idole étant Lauryn Hill). Pour ces raisons elles fréquentes les salons de bronzage artificiel, s'achètent des lampes à bronzer et se maquillent la face avec du fond de teint brun. Pour celles qui ont les moyens, elles iront jusqu'à changer leur chevelure japonaise, en une coiffure "afuro" (comprendre afro), ce qui n'est pas une mince affaire puisque ça prend une demi-journée.  Mini-jupe rosé, bottes blanches à semelles compensées, teint cuivré aux rayons, maquillage pastel, dessous des yeux fortement soulignés en blanc et coiffure à la Barbie, voici une Ganguro, « visage noir ».

Voici maintenant le défilé des « look ». Élancée, short ultra-court zébré blanc et noir, yeux charbonneux, rouge à lèvres violacé et manteau lui battant les talons, c'est une amazone. Une nouvelle figure féminine des quartiers branchés. Les Amazonesu, sexy, avec un petit côté « cuir » ne sont plus une minorité pour longtemps.Entre autres : « à la vieille de la montagne » Yamamba air, l'aspect crasseux (dirty look) ou l'incontournable style Kawai (mignon) c'est-à-dire un peu « nunuche ». Le look se construit dans une surenchère ahurissante de couleurs, de formes et de matières ; les Decora-chan, sortes de poupées anglaises noyées sous les rubans et les festons, ou des Cyber-kei au look futuriste ; le Kosupure ou Cosplay (de l'américain : costume play), un avatar moderne d'une tradition du travestissement qui a ses lettres de noblesse avec les acteurs adulés du Kabuki jouant des femmes ou les actrices de la troupe théâtrale Takarazuka qui interprètent des rôles masculins dans des comédies musicales on ne peut plus populaires.

Les Kogyaru, du japonais Ko « petite », et de l'américain gai, « fille » se défoncent dans le look, elles  sont les filles de la prospérité : récession ou non, une vie facile leur semble la norme. La « génération Shibuya » n'est ni revendicative, ni rebelle : elle sacrifie à un conformisme décalé par rapport au canon conventionnel. La jeunesse Shibuya est-elle l'avant-garde d'un nouveau Japon ? Elle constitue assurément une minorité, un peu « jetée » aux yeux de la majorité des jeunes du même âge. Mais elle reflète aussi des mutations de valeurs et de modes de vie. Les «fringues» ne sont pour elles qu’un alibi. Traîner à Shibuya, c’est surtout errer à la recherche d’une identité (on parle, d’ailleurs, de visual identity). Mais cet anticonformisme très apprêté a fini par devenir une nouvelle forme de conformisme. Rien ne ressemble plus à une fille de Shibuya qu’une autre. Et leur mot-clef reste mureru, «se retrouver en bande pour partager» sinon la même philosophie de la vie, du moins la même excentricité ou le courage d’exhiber une partie de son corps.

Le phenomène Enjo kōsai

Enjo kōsai (援助交際, えんじょ こうさい) est un mot japonais signifiant « (faire) connaissance pour aider » ou « sortie pour support ». C'est une pratique japonaise où des jeunes lycéennes sont payées par des hommes plus âgés pour les accompagner (escort girl) et parfois pour leur rendre des services d'ordre sexuel. La plupart des observateurs, notamment étrangers, regardent cela comme une forme de prostitution infantile, bien qu'il n'y ait pas forcément d'activité sexuelle ; elle n'inclue souvent même pas le baiser ou le fait de se tenir les mains.

L’enjo kōsai est lié à la sous-culture de consommation Kogal (voir article précedent ). Il est apparu après la fin du boom économique des années 1980, et de nombreux observateurs pensent qu'il a été une façon pour les jeunes filles de préserver le style de vie de cette époque, en dépit de la situation économique plus difficile de leur famille. Selon des estimations variées, 11 à 23% des lycéennes pratiquent l’enjo kōsai, avec ou sans acte sexuel. La Lolita fait toujours recette sur le marché érotique Nippon.

Les love hotels (Dogenzaka) proposent des chambres pour seulement quelques heures. Leurs chambres sont très confortables et joliment décorées. La discrétion est maximum: on ne voit jamais le personnel... Dans les ruelles autour des love hotels on voit surtout circuler (l'air de rien...) de jeunes couples à la recherche d'un lieu discret pour quelques heures d'intimité, la place leur faisant défaut à la maison. Parfois on peut apercevoir un couple bien mal assorti: une lycéenne en uniforme (kogyaru) et un "salary man", engagé dans une douteuse négociation (enjo kosai)...

Nomikai à l'Izakaya

Izakaya8yt_1 Nomikai (飲み会) signifie littéralement « réunion pour boire », et désigne les soirées que font les japonais pour se détendre. C’est un des nombreux néologisme dont les Japonais rafollent, contraction du japonais nomu 飲む (”boire”) et de l’anglais “communication”. La communication par l’alcool... Ces soirées se déroulent généralement en Izakaya, un genre de bar-restaurant. L'izakaya ou isakaya(居酒屋) occupe au Japon la place qu’occupe en Angleterre le pub, en France la brasserie ou le restaurant à tapas en Espagne.

Très fréquentée le soir, on y commande des rations de plats chauds ou froids que l’on se partage entre amis ou collègues dans une ambiance décontractée. La carte, plus ou moins élaborée, va de quelques plats familiaux à une carte presque gastronomique et peut être complétée par des plats du jour, le poisson du marché, la marmite de saison. Littéralement, l'izakaya est un lieu où l’on sert des boissons alcoolisées. De plus, dans les izakaya, on opte generalement pour une formule du type nomihoudai (飲み放題 “alcool a volonte”), pour une duree limitee. L’alcool est ici associé exclusivement aux divertissements (遊び asobi, a mettre en opposition avec tout ce qui est 仕事 shigoto - le travail), au temps libre, et donc au monde de la nuit. Du moins en théorie. Les izakayas servent aussi bien à boire qu'à manger. On peut dans une izakaya de quartier simplement venir boire un verre et picorer quelques Tsukemono en discutant avec la patronne en attendant d'avoir une plus grande faim ou l'arrivée de ses amis. Les plats sont commandés au cours de la soirée et servis à la table ou sur le comptoir.

Dans les quartiers animés de Tokyo ou Osaka, certaines isakaya peuvent occuper plusieurs étages, d’autres, minuscules, accueillent une poignée d’habitués du voisinage d’un quartier résidentiel. On se retrouve generalement dans des sortes de box, mais les cloisons sont generalement tres fines, et pour peu que vous ayez l’ouie fine, rien des discussions des voisins ne vous echappera. Hommes d’affaires avines, etudiants en goguette portant toast sur toast, goukon (合コン ou konpa コンパ une sorte de repas ou le nombre d’hommes et de femmes est le meme.

Le fait que la majorite des employes de ce genre d’etablissements sont des etudiants en baito (petit boulot, generalement a temps partiel), payes assez peu pour des horaires hyperflexibles peut aussi explique la souvent pietre qualite du service (pour des standards japonais) : insecte surgissant du kimuchi qu’une serveuse bougonne vous remplacera d’un air dedaigneux, voire carrement un serveur qui trebuche et renverse sur votre veste l’integralite de son plateau

Les Japonais font assez peu de soirees chez eux, pour ne pas dire pas du tout, et ce genre de soiree permet de rencontrer des membres du sexe oppose dans un cadre un peu moins formel qu’au travail…). Si on parle de nomikai pour une sortie entre amis, le véritable phénomène de société est la nomikai entre collègues de bureau. Le mode de vie ( horaires de travail, transport en commun, travail des femmes... ) du citadin japonais et en particulier du salaryman ( plus qu'un type de poste ou de responsabilités, ce mot désigne un style de vie masculin, dans lequel le travail et les collègues de travail occupent l'essentiel du temps et des centres d'intérêts du salaryman ) en font de loin le premier consommateur au monde de restauration hors foyer. Dans ces conditions, L'izakaya est autant un lieu de consommation que de socialisation où sont évoqués les derniers sujets à la mode, les difficultés du travail ou les nouvelles de la chronique familiale. C'est un lieu très apprécié au Japon. Les japonais vont souvent là-bas entre collègues après le travail. Car en fait, ces nomkai, malgré leur apparence détendue et conviviale, font elles aussi partie des heures supplémentaires ! Les rapports hiérarchiques ne disparaissent pas avec l’alcool, loin de là (on sert a boire a son boss, on ne s’assied pas n’importe ou ni n’importe comment, on continuera a nepas s’adresser de la meme façon a quelqu’un qui vous est supérieur, sur le même niveau, ou inférieur - quelque soitle degré d’alcool)…
Si les Japonais donnent parfois l’impression d’être timides, c’est que souvent ils entretiennent une différence marquée entre l’opposition sphère privée / sphère publique, uchi 内 (”intérieur”)/soto 外 (”extérieur”), le tatemae 建前 (la “façade sociale”) et le honne 本音 (la “vraie personalité”, réservée aux proches). Le plus affable des salarimen pourra ainsi se révéler parfois un connard lubrique et grossier dans l’intimité. Pour maintenir en permanence ce “masque social”, une tension nerveuse permanente est nécessaire, mais aussi des moments de relachement total, ou c’est généralement l’alcool qui permettra a tout ce petit monde de se détendre un peu, et de sortir tout ce qu’il a sur le coeur.

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